Chaque année en France, ce sont plus de 600 000 personnes qui partent à la retraite. À l’heure actuelle, on dénombre dans l’Hexagone plus de 16,3 millions de personnes retraitées. Ce nombre est estimé à plus de 20 millions pour 2050 par l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Parallèlement, le nombre d’actifs ne croît pas dans le même ordre. Toujours d’après l’INSEE, en 2050 un actif cotisera pour près de 75 % de la pension d’un retraité. Il est alors évident que le système classique des retraites sera fortement éprouvé dans les prochaines années.
Ce système semi-pyramidal pourrait s’effondrer si aucune solution viable n’est trouvée. Pour anticiper cette menace, la solution la plus efficace reste de la prévenir. Ainsi, afin de bien préparer sa retraite, il est important de se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine pour élaborer une stratégie sur le long terme. Le futur retraité a en effet accès à de nombreux outils qui lui permettent d’investir pour sa retraite.

Comprendre le système français des retraites est nécessaire pour pouvoir anticiper au mieux la sienne.
En France, la retraite est obligatoire et l’âge minimal de départ à la retraite est également fixé. Cela signifie qu’à partir du moment où vous travaillez, un pourcentage de votre salaire est prélevé régulièrement pour votre retraite. À partir de 62 ans, vous avez la possibilité à n’importe quel moment de demander à partir à la retraite.
Aussi, le système de retraite français est dit « par répartition ». En d’autres termes, les cotisations que vous payez chaque année servent à payer les pensions de retraite des personnes déjà retraitées pour cette même année.
Le système de retraite français se veut également solidaire envers les personnes défavorisées ou touchant des salaires faibles. Des dispositions ont été mises en place afin de soulager financièrement ces derniers.
Le système des retraites en France est constitué de 3 composants majeurs qui s’additionnent pour déterminer, à la retraite, le montant des pensions perçues. Il s’agit de la retraite de base, la retraite complémentaire et la retraite supplémentaire. Les deux premiers (retraite de base et complémentaire) sont obligatoires. Chacun de ces composants est généré par des organismes différents appelés régimes de retraite. On en dénombre 42 au total en France.
C’est le premier niveau de retraite obligatoire. Il concerne les salariés de tous les secteurs d’activité et s’étend à ceux du privé, du public ou en profession libérale. Son principe est basé sur le système par répartition. En contribuant au paiement des pensions de retraite de la génération déjà à la retraite, le travailleur gagne le droit à son tour de recevoir une pension de base lors de son départ à la retraite ; retraite qui sera bien sûr assurée par la génération suivante. C’est ce qui justifie l’autre nom de solidarité entre générations donnée à ce type de retraite. Les régimes qui gèrent ce type de retraite sont nombreux. Le plus important d’entre eux est la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV).
Obligatoire, ce type de retraite vient compléter la retraite de base. Comme ce dernier, il est également obligatoire. Il se base sur un système de calcul de points. Chaque mois, l’employeur prélève du salaire brut de l’employé une cotisation qu’il complète avec sa cotisation patronale. Le prélèvement total est ensuite versé dans les caisses d’un régime de retraite complémentaire contre des « points de retraite ». Ainsi, l’employé percevra un complément de revenus à la pension de base durant sa retraite. Ce complément est calculé à partir des points de retraite accumulés au cours de sa carrière professionnelle.
Ce type de retraite est facultatif et permet de se constituer un capital additionnel. Il se base sur un modèle de capitalisation, mis en place par l’employeur ou de manière totalement individuelle par le biais des produits d’epargne retraite.
Le calcul de la retraite est assez complexe et se base sur trois principaux facteurs.
La pension de retraite est calculée à partir des cotisations des régimes de base et complémentaires. Au moment de la retraite, chacune des caisses auxquelles le travailleur a été affilié verse à ce denier une pension mensuelle.
Pour les régimes de base, c’est la durée de cotisation (exprimée en trimestre) qui sert au calcul de ladite pension.
Pour les régimes complémentaires, c’est la totalité des points cumulés durant la vie active qui est convertie pour déterminer la pension mensuelle.
On remarque donc que la pension est proportionnelle au salaire perçu durant la vie active et varie selon le temps de cotisation.
Il s’agit de la période totale d’exercice de l’activité professionnelle. Pour percevoir le maximum de pension, cette durée d’assurance doit être au minima de 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1972.
Si lors du départ à la retraite, le travailleur présente des trimestres en moins, deux modes de réduction de la pension peuvent être appliqués. Cette réduction est calculée au prorata de la durée d’assurance. Lorsque l’employé à moins de 67 ans, c’est une décote qui est appliquée.
Il est indispensable au calcul du montant des pensions de retraite. Cependant, le mode de calcul varie selon les régimes. À titre d’exemple, les salariés, les commerçants et les artisans voient leur pension de retraite de base déterminée à partir de la moyenne des 25 meilleures années de salaire ou de revenu.

Anticiper sa retraite exige de faire des points réguliers afin de savoir à quel niveau l’on se trouve. Appartenir à divers régimes de retraite ne garantit pas forcément une bonne retraite.
En effet, si le nombre de retraités continue de croître aux dépens du nombre d’actifs, les caisses de retraite seront probablement obligées de prendre des mesures peu favorables aux retraités. Il peut s’agir de mesures de limitation de pensions ou de modifications des règles de calculs de pension. Heureusement, plusieurs autres dispositifs permettent d’épargner et de s’assurer une source de revenus complémentaires pendant la retraite. Il s’agit principalement des dispositifs de placement financier, de placement immobilier et autres.
À la question « quand préparer sa retraite ? », la réponse est sans appel : le plus tôt possible. Cependant, se faire conseiller par un spécialiste permet d’optimiser ses investissements et de ne surtout pas réaliser d’investissement à perte.
Le PER, dispositif d’épargne très récent, permet d’anticiper une retraite. Il peut être individuel, collectif ou obligatoire (au sein des entreprises). Ce dispositif a pour but d’unifier et de remplacer les plans d’épargne existants. Ces avantages sont nombreux. Il permet entre autres de réaliser des économies d’impôts conséquents.
Il s’agit du dispositif d’épargne préféré des Français. C’est un contrat qui permet de se constituer un capital générant des intérêts au fil du temps. Son taux d’intérêt non négligeable, sa grande flexibilité en font un des placements les plus rentables. Il a également l’avantage d’être transmissible à un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès.
Ce dispositif permet de réaliser un investissement locatif dans l’immobilier neuf ou ancien. Il s’agit là d’un bon moyen de s’assurer un revenu mensuel stable pendant sa retraite. Ce dispositif de placement immobilier offre aussi des avantages fiscaux pour réduire ses impôts.
Il s’agit également d’un excellent dispositif de placement. Les SCPI permettent de devenir propriétaires de biens immobiliers au travers d’une société. Les SCPI offrent de nombreux avantages. En plus de bénéficier de revenus locatifs réguliers, les détenteurs de parts sociales de SCPI bénéficient également de substantiels avantages fiscaux.
Ce sont des placements financiers très intéressants. Les PEA sont de plusieurs types et permettent d’investir dans des entreprises européennes ou des PME tout en bénéficiant de réduction d’impôts. Afin de ne pas entraîner la clôture du PEA, les procédures de retrait sont réglementées.
La vente en viager est un dispositif intéressant de financement de retraite. Il permet de profiter de revenus périodiques à vie. En effet, dans une vente en viager, le vendeur cède la nue-propriété d’un bien à l’acheteur et en conserve l’usufruit jusqu’à sa mort. Cette cession est effectuée contre une rente versée périodiquement par l’acheteur.