Connu comme étant le placement financier préféré des Français, l’assurance vie présente de nombreux avantages, notamment en termes de fiscalité, et une grande souplesse de gestion.
L’assurance vie est un produit d’épargne, c’est une enveloppe fiscale qui permet de placer de l’argent sur différents supports, appelés aussi « Unité de compte » ou « UC ». Les supports peuvent être plus ou moins risqués, nous pouvons citer notamment les fonds euros, les actions, les obligations, les OPC, les produits structurés et les SCPI. L’épargne peut donc être diversifiée.
L’assurance vie permet une fiscalité avantageuse sur les plus-values et sur les successions. Elle a également un traitement très avantageux au regard de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) puisque seuls les supports investis en immobilier sont taxables.
L’assurance vie offre une grande liberté puisque le souscripteur de l’assurance vie reste détenteur de ses fonds, et il peut récupérer à tout moment, tout ou partie du capital et des intérêts. Quel est le fonctionnement de l’assurance-vie ? quels sont les principaux avantages ? Quelle est la fiscalité ?

En matière d’assurance vie, on peut distinguer deux catégories de contrats : les contrats monosupports et les contrats multisupports. La différence réside dans les supports sur lesquels le capital est investi.
Ce type de contrat d’assurance vie repose sur un support unique : le fonds en euros. Il s’agit du fond le plus sécurisé puisque le capital investi est garanti.
Le capital est majoritairement investi dans des produits sans risques tels que les titres de créance et les obligations du secteur public ou privé. Le taux de rémunération est donc assez faible et ce type de contrat s’adresse à des investisseurs recherchant la sécurité.
Le capital de ces contrats peut être investi en partie sur du fonds euros et sur des unités de comptes ou en intégralité sur des unités de compte du type OPC, FCP, SICAV, SCPI…
L’investisseur devra donc accepter une part de risque plus importante que sur les contrats monosupports mais le rendement est également plus élevé.
L’ouverture de contrats d’assurance vie permet d’obtenir de nombreux avantages sur les intérêts générés. En effet, les retraits (ou « rachat ») sont taxés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% uniquement sur les intérêts calculés au prorata du retrait. Ainsi, l’assurance vie est beaucoup moins taxée que les autres supports permettant des revenus complémentaires. Il convient aussi de noter que le PFU s’applique uniquement en cas de retrait.
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé « Flat Tax », est un taux global d’imposition de 30% (prélèvements sociaux compris) qui est prélevé sur les intérêts, les dividendes ou les plus-values réalisées à la revente d’un actif.
L’assurance vie est un placement souple, qui permet une gestion active et réactive. L’investissement initial n’est pas figé. Au contraire, il est nécessaire de réaliser des points réguliers et de réaliser, si besoin, des arbitrages pour mieux coller à la conjoncture économique. Ainsi, la gestion peut être réalisée, soit par un gestionnaire tel que FIC Patrimoine, soit par un mandat de gestion auprès de grands groupes en définissant à l’avance une orientation de placement.
Les taux d’intérêts donnés par l’assurance vie sans aucun risque sont faibles, aux alentours de 1%. A eux seuls, ces supports ne permettent pas d’obtenir des revenus complémentaires suffisants. Pour obtenir un rendement satisfaisant permettant d’obtenir des revenus complémentaires et conserver le capital de départ initial, il convient de faire une gestion équilibrée entre les actifs peu risqués, et ceux plus dynamiques.
En optant pour une stratégie équilibrée (50% sécuritaire / 50% dynamique) ou légèrement plus dynamique (25/75), il est possible d’obtenir des rendements de minimum 3% en limitant très fortement le risque à un horizon de placement à moyen terme (8-10 ans).
En effet, les actifs sécurisés viennent amortir les éventuelles baisses des actifs dynamiques dans les moins bonnes périodes, et les actifs dynamiques viennent doper les performances dans les périodes plus favorables.
La fiscalité sur les retraits dans une assurance vie est très attrayante et en fait un outil incontournable dans le cadre de la recherche de revenus complémentaires, notamment pour la retraite. Pour cela il existe trois formules :
Votre argent n’est pas bloqué. Vous pouvez, tout en laissant fructifier une partie de votre capital, faire des retraits partiels (dits « rachats ») à intervalles plus ou moins réguliers et fréquents. Retirer avant les 8 ans est possible et pas si désavantageux compte tenu de la mise en place du PFU (dans les premières années du contrat, la somme des gains reste peu élevée). Après 8 ans, vous pouvez retirer jusqu’à 4 600 euros d’intérêts par an (9 200 euros pour un couple), en ne payant que les prélèvements sociaux.
Il s’agit d’un prêt que peut vous consentir l’assureur, et que vous devrez rembourser. Vous ne payez aucun impôt sur ces sommes, seulement un intérêt, et cela vous permet de « tirer » sur votre contrat sans puiser dans votre épargne, qui continue à être rémunérée. Le coût de l’avance est généralement fonction des taux du marché obligataire.
Autre moyen de vous constituer des revenus réguliers : transformer votre capital en rente viagère. Le montant de cette dernière dépend principalement de l’âge auquel vous la sollicitez. Si elle est réversible (au profit de votre conjoint par exemple), la rente sera d’un montant plus faible. Vos autres héritiers n’auront droit à rien. La rente viagère est imposable à l’impôt sur le revenu et soumise aux prélèvements sociaux pour une fraction de son montant annuel calculée en fonction de l’âge du rentier à la mise en place de la rente.
L’assurance vie est soumise à l’impôt sur le revenu à partir du moment où le souscripteur procède à un retrait ou un rachat partiel ou total. Si le souscripteur n’effectue pas de retrait durant la durée de son contrat, les gains sont exonérés d’impôt.
En termes de fiscalité, il faudra distinguer 2 périodes :
Pendant la vie du contrat, la fiscalité sur les rachats et retraits est allégée. Néanmoins, les plus-values réalisées grâce à l’assurance-vie sont imposables et les revenus générés doivent être déclarés aux impôts. Les sommes versées sur l’assurance-vie durant toute la vie du contrat ne sont pas imposables.
Lors d’un retrait, seuls les intérêts perçus sont imposables. Depuis la loi des finances de 2018, le souscripteur peut choisir entre sa tranche marginale d’imposition (TMI) et le PFU (prélèvement forfaitaire unique).
Pour être taxé le moins possible, il est recommandé d’attendre au moins 8 ans avant de retirer de l’argent car le souscripteur bénéficie d’abattements sur les produits de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.
Si le souscripteur choisi le prélèvement forfaitaire unique (PFU), les barèmes sont les suivants :
| Date de souscription | Primes versées à partir du 27/09/17 | |
| Encours net des produits | ||
| Retrait < à 150 000 € | Retrait > à 150 000 € | |
| Moins de 8 ans | 30%
(12,8% + 17,2%) | 30%
(12,8% + 17,2%) |
| Plus de 8 ans
Abattements : 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple | 24,7%
(7,5% + 17,2%) | 30%
(12,8% + 17,2%) |
L’assurance vie est un excellent outil de transmission de son patrimoine grâce à une fiscalité avantageuse et à une grande liberté dans le choix des bénéficiaires. Vous devez indiquer, lors de la souscription, qui recevra les capitaux du contrat en cas de décès, dans la clause bénéficiaire du contrat.
Une formule classique est proposée : « au conjoint, à défaut aux enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, à défaut aux héritiers », mais vous pouvez choisir la personne que vous souhaitez. Vous pouvez désigner plusieurs bénéficiaires dans le cas où l’un décèderait avant vous, et pensez, à intervalles réguliers, à vérifier si cette clause correspond toujours à vos objectifs (divorce, remariage, naissance de petits et arrière-petits-enfants…).
La fiscalité appliquée sur le capital versé varie selon l’âge de l’assuré lors du versement des primes. Seul le conjoint ou le pacsé est exonéré des droits de succession, dans les limites légales pour les autres bénéficiaires.
| Date des versements | Imposition |
| Avant 70 ans |
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| Après 70 ans |
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