Les FIP constituent un excellent moyen pour les contribuables d’obtenir des réductions d’impôt et pour des entreprises en quête d’investisseur d’obtenir une sorte de financement participatif. Néanmoins, un FIP en investissement reste associé à quelques risques. Si vous prévoyez d’investir dans ce dispositif, voici pour vous l’essentiel à connaître.


Un fonds d’investissement de proximité, à l’instar d’un FCPI, permet à des particuliers d’investir dans des petites ou moyennes entreprises (PME) non cotées et situées dans certaines zones géographiques. Ils obtiennent en retour de substantielles réductions fiscales proportionnelles à l’investissement consenti. Ce dispositif appartient à la famille des fonds communs de placements à risques (FCPR).
En effet, aucune garantie n’est apportée sur le retour du capital dans son intégralité. Celui-ci peut, au bout de la période d’investissement obligatoire, revenir à l’investisseur avec d’importantes moins-values. Ces fonds ont vu le jour par le biais de la loi Dutreuil du 1er août 2003 pour l’initiative économique.
On distingue trois principaux types de fonds d’investissement de proximité. Il s’agit des FPI classique, Corse et Outre-mer.
Les fonds d’investissement de proximité Corse et Outre-marin proposent une réduction d’impôts plus importante que les fonds d’investissement classiques, jusqu’à 30 %.
Un fonds d’investissement de proximité classique n’est pas soumis à une quelconque limitation géographique. Elle est libre de réaliser ses investissements dans des zones librement définies. À ce titre, elle permet aux investisseurs qui souscrivent à des parts de bénéficier d’une réduction d’impôt de 25 % du montant investi.
Le fonds d’investissement de proximité « Corse » reprend le fonctionnement d’un fonds d’investissement classique. Cependant, ces activités sont principalement limitées à la région de Corse en particulier. Ses actifs sont composés à 70 % au moins de titres de PME exerçant en Corse.
À l’instar des fonds d’investissement de proximité Corse, les fonds d’investissement en Outre-mer voient leurs activités limitées à ces régions. Il s’agit de : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna.
Les entreprises éligibles au dispositif de financement par fonds d’investissement de proximité doivent satisfaire à certaines conditions.
Ces entreprises doivent :
Si la rentabilité de l’entreprise est assurée ou très probable, celle-ci n’est pas éligible au dispositif de financement des fonds. En effet, l’aléa doit être suffisamment important pour justifier les crédits d’impôt accordés.
Les fonds d’investissement de proximité, sont tenus de réaliser leurs investissements dans des zones géographiques. Mais depuis 2019, la régulation s’est assouplie. Ainsi :
Lorsque le fonds a choisi ses zones d’activité, il ne peut investir plus de 25 % de l’actif total qu’il détient dans une même zone géographique.
La zone géographique choisie par le fonds peut s’étendre aux territoires d’outre-mer.
Néanmoins, certains FIP restent soumis à des limitations de zones. C’est le cas par exemple du FPI Corse et du FPI Ultramarin qui doivent concentrer chacun 70 % de leurs actifs respectivement en Corse et en Outre-mer.
Il convient de rappeler que ces fonds sont un investissement risqué. Ainsi, ils sont principalement adressés aux contribuables fortement imposés et qui souhaitent obtenir un allègement fiscal. De plus, le contribuable doit être prêt à investir son capital sur une période de plusieurs années sans aucun retour d’investissement ou une quelconque rétribution au cours de cette période.

Ces fonds ont un fonctionnement similaire aux fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI). Ainsi :
Comme dans les FCPI, divers frais sont également à prévoir. Ces frais de fonctionnement sont élevés, mais plafonnés.
Notre cabinet de gestion de patrimoine FIC Patrimoine basé à Marseille est à votre disposition pour vous détailler le fonctionnement de ces fonds.
Diverses conditions sont requises, à la fois sur le fonds et sur les investisseurs.
Le portefeuille d’investissement est réparti comme suit :
70 % au minimum du portefeuille doit être investi dans des PME éligibles dont 20 % dans de petites entreprises de moins de 5 ans.
Cette part du portefeuille consacré uniquement aux PME doit être investie comme suit :
30 % au maximum de portefeuille peut être investi librement
Cette part peut servir de fond d’investissement immobilier, peut être investie en bourse, dans des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et autres. Cette part génère des revenus dits financiers.
En souscrivant à des parts dans un fonds d’investissement de proximité, un particulier doit être prêt à conserver ses parts pour une durée minimale de 5 ans afin de bénéficier des avantages fiscaux. Aussi, les parts d’un fonds d’investissement de proximité ne peuvent être possédées :
L’investissement maximal réalisable pour réduire ses impôts est de :
La défiscalisation accordée sur l’impôt sur le revenu varie selon le type de fonds d’investissement et a été revue à la hausse depuis 2019 par les diverses lois de finances.
Aussi, à l’échéance du fonds (5 ans ou plus) et au cours de la liquidation, les plus-values enregistrées ne sont pas soumises à l’IR. Cependant, elles restent soumises aux prélèvements sociaux au taux global de 15,5 %.
Les fonds d’investissement de proximité entrent dans le calcul des niches fiscales plafonnées à 10 000 €. De plus, si la réduction d’impôt sur le revenu est supérieure aux revenus engrangés, l’excédent est tout simplement perdu et pas reporté à l’année fiscale suivante.

Même si leur fonctionnement semble se rapprocher, les fonds d’investissement de proximité et fonds communs de placement dans l’innovation présentent quelques différences.
Les premiers portent sur des sociétés situées dans des zones géographiques définies et exerçant un large panel d’activités.
Les seconds quant à eux concernent des sociétés dites « innovantes », c’est-à-dire une société qui s’investit dans la recherche et le développement.